Genève: journée plus compliquée que prévu

Après un florilège de stories sur Instagram pendant l’étape, petit retour par écrit sur cette première étape. Si tu n’as pas suivi le tout sur Instagram la dernière fois, c’est le moment de follow Cause Toujours !

Un départ dans la nuit

Pour gagner quelques minutes de sommeil et surtout profiter du confort incroyable de son canapé, je suis allé dormir chez Cédi samedi soir. Il s’est porté volontaire pour m’accompagner dimanche matin en stand-up paddle. La nuit n’a pas été longue pour autant. À 4h00 le réveil sonnait déjà pour passer à la salle de bain entre les mains de ma maquilleuse. Car c’est toujours important d’avoir un maquillage au top avant de se jeter dans le lac. Ensuite j’ai visité la salle à manger pour un petit déjeuner 5 étoiles préparé par mes soins, car Cédi était toujours dans son lit. Quelques minutes plus tard, il était fin prêt et assis à côté de moi dans le van pour partir direction Genève.
Après une petite heure de route, on est arrivé au camping de Pointe à la Bise. On a tous les deux sortis nos plus beaux néoprènes pour ne pas trop souffrir de l’eau froide. Efficace comme jamais à une heure si matinale, on était changé en un temps record. Mais on n’était pas complètement réveillé et on a réussi à se tromper de chemin pour accéder au lac. En arrivant devant le grillage qui nous barrait l’accès, on n’a pas eu d’autre choix que de rebrousser chemin. Peu après, on avait trouvé le ponton et j’ai pu me jeter à l’eau.

Seul au milieu du lac

J’ai rapidement pris quelques dizaines de mètres d’avance sur Cédi qui a eu besoin de quelques minutes pour apprivoiser le stand-up paddle. Mais il n’a pas tardé à me rattraper et à m’attendre. La température de l’eau devait être autour des 10 degrés et les premières minutes, j’ai eu comme une barre au front à cause du froid. C’est rapidement passé et la suite fut superbe. Les conditions étaient idéales. Le lac était tel un miroir et le soleil se levait gentiment dans mon dos. À la recherche de poissons, je zigzaguais entre les bateaux qui étaient amarrés proche de la rive. Mais je n’ai pas vu une perche de toute la natation. Elles devaient être en train de dormir encore ou c’était peut-être dû à la condensation qui se formait sur mes lunettes.
À mi-parcours, après une respiration sur la gauche, j’ai vu Pierre qui était déjà au bord de la route. Il est magique et je le remercie. Le gars s’est levé au milieu de la nuit pour venir me voir nager et ensuite faire le parcours vélo avec moi. Du coup, j’ai essayé de me dépêcher pour qu’il ne doive pas attendre trop longtemps. Après 1h33′ je suis arrivé à Genève-Plage et j’en avais terminé avec les premiers 3.8 km de natation. J’appréhendais un peu la natation à cause de la température de l’eau, mais finalement ça s’est super bien passé et je n’ai pas du tout souffert du froid. Il faut dire que je m’étais équipé comme si j’allais faire de l’apnée au Pôle Nord.

tour du lac de genève

Ou plutôt tour du Léman à vélo. Après une transition dans le calme où j’ai pris le temps de me changer, de me ravitailler et de remercier Cédi de m’avoir accompagner avec le paddle, j’enfourche le vélo pour attaquer la deuxième discipline du jour.  En parallèle, Cédi repart à paddle pour aller récupérer le van et l’amener à Genève-Plage. J’ai la chance et le bonheur d’avoir Pierre qui m’accompagne pour ce tour du lac. Il aime à dire que je suis un costaud, mais le vrai costaud c’est lui en fait. On part en direction d’Yvoire et de la France. Il semblerait que le tour du lac soit plus difficile dans ce sens. Pour ma part, j’avais déjà fait 2 fois le tour et à chaque fois dans ce sens. Pierre lui à une centaine de tour à son compteur, mais seulement 1-2 fois dans ce sens.
Il fait un peu frais encore cette matinée, mais ça se réchauffe rapidement en pédalant. Les premiers kilomètres sont jolis avec très peu de trafic et déjà les premiers cyclistes croisés. On en croisera encore plein cette journée, et c’est vrai qu’on en a plus croisé que dépassé. Entre Thonon et Evian sur la grande route s’est un peu moins sympa à rouler avec le trafic qui s’intensifie. Je fais le suceur de roue derrière Pierre qui ne m’en tient par rigueur et bientôt on se retrouve en Suisse.

Les fans se massent au bord de la route

Juste avant Villeneuve, on croise d’autres amateurs de vélo qui sont entrain de participer à la course l’Enfer du Chablais. Au rythme auquel je roule, j’aurai fini beau dernier. On trace notre route jusqu’au château de Chillon où un petit Fan’s club m’attend. Ils font bien plaisir d’être descendu de leur Mont-Pèlerin pour m’encourager. Et ils ont même pris de l’Ovomaltine. Tellement ils sont bons, ils avaient anticipé que ça n’irait pas mieux mais plus longtemps pour moi aujourd’hui.  En effet, je commence à avoir un petit coup de mou qui va se prolonger jusqu’à Lausanne. À la Tour-de-Peilz, je retrouve Steve et Gege. Le premier se joint à Pierre et moi pour continuer à vélo. Le dernier ne sait pas faire de vélo, du coup il nous suit en voiture pour faire un reportage photo.
À Vevey, surprise, Coco est au bord de la route, elle a profité de sa pause de midi pour venir bronzer au milieu du rond-point et m’encourager. Tellement bien! Malgré ces encouragements, je ne suis définitivement pas au top depuis un plusieurs kilomètres. Ce qui sera marqué plusieurs haltes. Une première à Cully, non pas pour aller au Cully Jazz, mais simplement pour remplir mes gourdes. Et une deuxième plus longue à Lausanne pour me remplir l’estomac, car je suis à plat. J’en profite pour lire l’histoire de la semaine dans Le Matin Dimanche qui parle du Dimitriathlon.

Un coup de mou peut en cacher un autre

Cette petite pause m’a requinqué et a aussi motivé Steve à pousser jusqu’à Genève. Initialement, il avait prévu de s’arrêter à Lausanne. Mais beau, on est trois pour faire les derniers 60 km de vélo. Depuis quelques heures, un léger vent s’est levé, mais la météo est idéale pour rouler et ce tronçon entre Lausanne et Coppet est agréable à rouler. Finalement, on est de retour à Genève et c’est l’heure des embouteillages sur la route, du coup c’est parfait d’être à vélo pour remonter le long des interminables colonnes de voitures. Je commence à ressentir mon deuxième coup de mou, donc je ne suis pas mécontent d’en terminer avec la partie vélo. Et là, juste avant d’arriver au van pour la transition, surprise Corinne et Joëlle se retrouvent à côté de moi pour m’apporter leur soutien sur le début de la course à pied.

Un marathon c’est encore plus long quand on marche

Longue transition pour remercier Pierre le costaud qui s’est tapé les 180 km de vélo en ma compagnie et aussi Steve qui a fait la moitié, c’est sûrement parce qu’il est 2 fois plus jeune. J’en profite pour me restaurer aussi. Et je repars pour cette dernière partie course. Je n’avance tellement pas vite que j’ai l’impression d’aller en marche arrière. Mais Corinne et Joëlle sont à mes côtés et on en profite pour poser devant le jet d’eau.
Mon parcours initial prévoyait de faire une grande boucle dans la campagne genevoise et de revenir en ville et sur la rade pour terminer. Mais vu que je ne tenais pas la grande forme j’ai décidé de le modifier et de rester en ville et le long du lac. Je visite aléatoirement différents quartiers de la ville avant de revenir sur les quais où je m’arrête pour manger une crêpe.  Le dicton est bien connu: une crêpe et ça repart. Je cours à nouveau comme une gazelle ou presque.
En chemin, je croise Saioa entrain de prendre l’apéro et qui m’envoie des bonnes ondes. Un peu plus tard, je retrouve Joëlle qui a troqué son vélo pour ses chaussures de course à pied. Elle m’accompagne environ 45′ et recourt pour la première fois après s’être déchiré les ligaments croisés de façon ridicule à ski. Je me permets de dire ridicule, car j’étais présent et c’était vraiment ridicule.

les supporters à la rescousse

À mi-course, gros plaisir avec une team de supporters qui débarque à la surprise générale et qui va m’accompagner jusqu’au bout. Sami est en tête de groupe avec la trottinette pour ouvrir la route. Derrière en losange, il y a Jeannou, Julie et Antoine. Ils me donnent des ailes sur une dizaine de kilomètres. Après le paddle du matin, Cédi se joint à nous pour la fin de course aussi. La nuit se met gentiment a tombé et mon estomac commence à me faire des misères.  J’avance lentement, je nourris les poissons du Rhône et je continue. Et finalement, mes 5 merveilleux compagnons et moi voyons le bout et franchissons la ligne d’arrivée symbolique sur les quais non loin du jet d’eau de Genève. Il est 22h40 et j’ai galéré plus que prévu pour diverses raisons. Mais je suis content d’avoir terminé cette première étape.

Retour à la maison et récupération

C’était long et compliqué par moment, mais globalement c’était une belle journée. Et les prochaines étapes seront plus faciles j’en suis certain. À cet instant, je n’ai pourtant qu’une envie dormir. On monte tous dans le van et on rentre direction Lausanne. Cette fois, je ne suis pas derrière le volant. Je dors sur la banquette des passagers. Les deux jours qui suivent, j’ai quelques courbatures, mais je me surprends à récupérer rapidement. Et je suis déjà impatient d’être le 6 mai pour la prochaine étape dans le canton de Neuchâtel. Merci à tous les précieux soutiens pendant la journée. C’était bien plus cool avec vous!

 

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